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Qui n’a jamais voulu se glisser dans la peau de la célèbre Miss Marple ou du naïf Columbo ? A l’occasion du lancement de la box livre par abonnement 100% Petits Meurtres, je vous propose un challenge dans le genre Cosy Crime ou Murder Mystery.

Glissez-vous dans la peau d’un détective en herbe et tenter de démasquer le meurtrier de cette petite énigme policière. Baladez-vous dans le manoir, faites connaissance avec ses habitants et étudiez bien les preuves pour réussir à lever le voile sur ce drame familiale.

Alors, prêt à faire marcher vos petites cellules grises ?

Le lieu

Le manoir est une grande baraque un peu désuète mais très luxueuse.

Les personnages

L’histoire

Je venais juste de rentrer au service de M. Edgar Tampleton quand le drame se produisit. Comme tout le monde dans la région, j’avais entendu les ragots à son sujet, mais la sordide histoire s’étant déroulée il y a des dizaines d’années, je n’y prêtai pas attention. À cette époque, je ne connaissais rien des inimitiés qui se jouaient dans la famille. Je vais vous raconter les faits exactement comme je les vécus ce soir-là.

Jim, le fils de M. Tampleton, et Edwige, sa femme, étaient venus passer quelques jours dans la propriété. Cela faisait deux jours qu’ils étaient arrivés, et je voyais bien que quelque chose chiffonnait Jim. Je ne le connaissais pas, mais il me semblait irritable et passait son temps enfermé dans le bureau. Sa femme, clairement plus habituée aux diners mondains de la City qu’aux parties de chasse dans l’arrière-pays, était indifférente, pour ne pas dire hostile à son mari et à son beau-père. M. Tampleton, en revanche, était parfaitement aimable comme à son habitude. C’était un homme jovial qui aimait la chasse, toujours prêt à prêter main forte. Bref, il ne faisait pas de manière, ce qui me plaisait et me changeait de mon précédent emploi.

Le soir du 24 février, le diner fut servi à 19 h comme d’habitude. Nous avions préparé un gigot d’agneau de la propriété, des endives gratinées et une crème en dessert. Vers 20 h 30, les convives avaient quitté la table et j’étais en train de débarrasser quand j’entendis une violente dispute. À un moment, je distinguais clairement une voix d’homme qui disait « Je dirai tout ». Une porte claqua, puis le silence revint dans la maison.

Une quinzaine de minutes plus tard, Edwige me demanda de préparer le lit de la chambre d’amis, car elle avait une migraine et ne voulait pas être dérangée par son mari quand il rentrerait de sa « nuit de débauche ».

J’allais me coucher en remerciant le ciel de ne plus avoir de famille !

Le lendemain matin, Wilson, le palefrenier, qui était allé chercher une râpe à sabot dans le garage vit le corps inanimé de Jim dans la voiture. Il courut jusqu’aux cuisines et eut besoin de quelques minutes pour reprendre ses esprits, car la tête lui tournait. Il nous dit alors que le jeune maître semblait mort et qu’il fallait appeler une ambulance ou la police sur le champ.

Je ne suis pas de nature peureuse, je décidais donc de ne pas perdre une seconde et d’aller voir le mort en personne. Quand j’arrivais dans le garage, je vis que la voiture de Jim n’avait pas bougé. Il était derrière le volant, avait la ceinture bouclée et semblait dormir. Par terre, je vis un peu de terre. Il faisait chaud dans le garage, ce qui était plutôt inhabituel. J’enfilais les petits gants que j’avais toujours avec moi (c’est comme si j’attendais ce moment depuis des années) et j’essayais d’ouvrir la porte. Celle-ci était fermée à clé.

Grâce à mon plan détaillé de la maison, j’ai vite compris vite ce qu’il s’était passé. J’avais devant moi la première énigme de ma carrière.

Serez-vous assez malin et observateur pour découvrir qui a tué Jim Tampleton ?

La solution

Une fois le diner terminé, Jim demanda à son père de le retrouver dans la bibliothèque. Il avait appris quelques semaines auparavant de Sir Alfonso, un vieil oncle mourant que son père avait tué sa seconde femme qu’il ne supportait plus. Il en avait fait la confession pour enfin se débarrasser de ce fardeau. Après tout, le vieil homme était à moitié sénile et proche de la mort.

Son secret ne l’encombrerait pas longtemps. Jim voulait savoir si ce qu’il disait était vrai. Bien entendu, son père nia. Mais le fils, qui le connaissait très bien vit qu’il mentait. Convaincu, il termina la conversation en disant « Je dirai tout » et s’en alla en claquant la porte. Il passa par la porte intérieure pour rejoindre le garage, s’installa au volant de sa voiture et mit sa ceinture. La porte automatique du garage finissait de s’ouvrir quand son père apparu dans le rétroviseur. Il la referma en appuyant sur le bouton intérieur, s’avança vers la portière et la verrouilla de l’extérieur. Il dit avec tristesse « je ne peux pas te laisser gâcher ma vie. Je ne peux pas finir mes jours en prison ».

Jim essaya en vain d’ouvrir la portière et de briser la vitre, mais l’automobile était solide. Pendant ce temps, Edgar Tampleton souleva une couverture sous l’établie, brancha le chauffage à gaz qui n’avait pas servi depuis des années, car il était défectueux. Il l’alluma, puis sortit de la pièce et alla se coucher.

Le lendemain matin, quand Wilson ouvrir la porte du garage, il trouva Jim inconscient et vint me prévenir du drame. Le gaz lui ayant étourdi la tête, il lui fallut bien 10 minutes avant de pouvoir expliquer la situation. Ces quelques minutes suffirent à Mr Tampleton pour retourner dans le garage, remettre le radiateur en place et laisser la porte extérieure du garage légèrement entrouverte pour que le gaz inodore se dissipe avant l’arrivée de la police.

Wilson était trop bouleversé pour remarquer ce détail. La terre que je vis par terre acheva de me convaincre qu’Edwige n’y était pour rien. Elle ne portait que des chaussures à talon et les semelles de celles-ci étaient bien entendu lisses. En revanche, Mr Tampleton, qui est un homme d’action, gardait toujours aux pieds ses chaussures de chasse, dont la semelle épaisse est conçue pour bien adhérer au sol.

À l’arrivée de la police, j’expliquais ma théorie, et les policiers ne mirent pas longtemps avant d’obtenir ses aveux. Aujourd’hui, le vieux croupi en prison, et moi, j’ai trouvé ma vocation !

Aviez-vous réussi à démasquer le coupable ? N’hésitez pas à me dire si ce format vous plait dans le commentaire

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